canret marie Espagne - Limoges Country Chapter

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Espagne du 25 mai au 1er juin 2019
Samedi 25 mai 2019
Fabienne et Patrick, Hervé et Pascale, Jean-Jacques et Nadine, Christophe et Nadine, Philippe et Pascale, Martial et Nathalie, Katy et Stéphane, Laurent,  Eric  alias « Chips », Jean-Noël, Gérard et moi sommes prêts pour une nouvelle aventure.
Départ à 8h30 de St Yrieix la Perche, nous sommes tous à l’heure sauf Martial et Nathalie qui paieront l’apéro ce soir. C’est la règle…
La 704 nous mène jusqu’à La Bachellerie où l’autoroute file vers le 1er arrêt café « l’aire du Manoire ».
Il fait beau jusqu’à Cestat où nous prenons le pique-nique au soleil en faisant connaissance avec les nouveaux.
Petit café à l’aire de Labenne-ouest et 1ère panne pour Hervé, réglée partiellement par la Concess : vive le téléphone et nos mécanos ! La pluie nous suit et nous rattrape à la frontière, on bâche jusqu’à l’hôtel  Gudamendi au sommet du mont Igeldo d’où on domine la baie de la Concha de SanSébastian.
Une bonne douche et le car VIP loué à l’avance, nous conduit en ville pour déguster les tapas. La visite de la ville est écourtée par la pluie et le froid, le retour se fait dans la bonne humeur avec distribution des foulards aux couleurs des motards.
Dimanche 26 mai
Départ 8h30 pour la province de Castilla y Léon.
 Il bruine sur San Sébastian mais la route est belle, on enfile quand même les plastic.. C’est dimanche donc pas d’arrêt à Villabona où se trouve Harley.
Les nationales en Espagne sont des  4 voies pour la plupart et sont monotones avec des virages surprenants, Stéphane dans un virage gravillonneux nous fait une démo de rattrapage gauche-droite sans tomber, bravo !!
Un vautour dans un petit canyon distrait un peu la route jusqu’à Miranda del  Ebro où un café nous réchauffe. On continue vers Burgos : on se gare devant la Chambres des Députés sur la promenade principale et piétonne de la ville, longue de 2km (autorisation demandée bien sûr). Le resto « El Polison » nous attend, puis visite de la Cathédrale gothique de Sainte Marie et de la plaza Mayor. 
On repart en prenant les petites routes après Palencia et là, c’est la moto de Chips qui donne des signes de faiblesse.
Alors on s’arrête dans un village un peu perdu après Villalone del Campos pour laisser refroidir le moteur et, là, rencontre avec le maire qui nous invite à suivre la procession en l’honneur de leur Saint Patron. On a très soif et très chaud et il y a les pigeonniers typiques et les cigognes : on reste au frais du seul bar à bière. La procession est dansante et bruyante .
Bien sûr, vu l’heure on zappe Médina de Rioseco et filons vers Valladolid à l’hôtel Amadeus, en attendant C hips à tous les feux, sa moto n’aime pas la ville et il fait chaud !! Les motos prennent l’ascenseur pour descendre au garage de l’hôtel, c’est une première !!
Notre repas  pantagruélique au « Olé con Olé » sur la Plaza Mayor est inoubliable.
 
Lundi 27 mai
Départ 8h30 :
 On se dirige à l’entrée de la ville où on a repéré la veille un garage susceptible de régler le problème de la moto. Après diagnostic et un retard sur le timing, on repart sur les belles petites routes dans la campagne déserte et sèche et chaude vers Salamanca.
 Le retard nous empêche de rester trop longtemps mais nous visitons la grenouille , la cathédrale et la « casa de la Concha », un petit tour dans la ville et nous filons à Rodaviejas où nous attend notre repas : c’est une « finca » ferme qui élève des taureaux de combat.
Le maître des lieux nous conduit en tracteur jusqu’au milieu des taureaux, très cool d’ailleurs, Les taureaux avec leurs petits trop mignons nous regardent, curieux et les questions fusent.
Au retour, on joue un peu avec la cape de torero dans la petite arène avant de prendre congé.
Le prochain hôtel n’est pas loin, oups !, un demi tour, j’ai loupé la route à gauche, mai après carburant à Tamamès, on arrive au Porta Coeli, à San Miguel de Robledo. On pose nos valises pour 2 jours dans cet hôtel situé à l’A pic de la vallée de la Batuescas. Super accueil, on se pose vraiment.
La soirée est animée et drôle (éventails, chanson et repas typiques).
 
Mardi 28 mai
Départ plus tard, 9h30 :
Sans les bagages,  faire le tour de la montagne devrait s’avérer cool, mais un stop maudit avec son dévers et ses trous a eu raison de mes petites jambes et m’a fait chuter – aïe, bobo, la barrière de sécurité me crac l’épaule – pas bon pour la suite.
Heureusement, Pascale n’a pas pris sa moto ce matin et peu  conduire la mienne jusqu’à la prochaine ville où on l’attache à un poteau. Les premiers soins prodigués par mes 3 médecins préférés,  après être saucissonnée avec strap et bandage, je peux continuer derrière Laurent, pas question d’arrêter la machine, la pena de Francia nous attend avec ses beaux virages en épingles et ses paysages rocailleux aux couleurs grises, vertes et rouges.
Midi, le village médiéval de La Alberca nous ouvre ses rues pavées et ses boutiques – les filles s’affolent, les garçons se résignent – le repas à « la cantina de Elias » calme la fièvre acheteuse.
15 h, on repart dans la forêt où la végétation change sans arrêt, des feuillus aux sapins, des fleurs aux herbes sèches, nous grimpons jusqu’au sommet de la « Pena  de Francia » à 1450m d’altitude pour visiter la cathédrale et le monastère transformé en hôtel d’où nous dominons la grande plaine avec au loin Salamanca et les sommets enneigés.
Redescendre du parking pavé, sous le vent, nous mène sur une route étroite et rocailleuse à flanc de montagne,  fini les épingles mais pas les jolies courbes.
Au détour d’un virage, la chaleur sans doute à raison de Martial qui a oublié qu’on ne s’arrête pas dans un fossé pour se débarrasser de son épouse. Plus de peur que de mal, on repart après une rasade d’eau pour chacun. 
 
A l’arrivée dans le village de nos grands parents, « Escurial de la Sierra »  la moto de Fabienne refuse d’aller plus loin !! – plus de contact, plus rien – Notre super héros mécano, notre Chips vénéré, sort ses outils, son couteau suisse et attaque les câbles et les fils, les fusibles se débattent dans ses mains. Qui va gagner … La moto de Fabienne se rebelle mais Chips a le dernier mot – Hourra !!
Un rafraichissement au bar de notre cousin Juanito, et la journée « noire » se termine enfin autour d’un verre bien mérité et d’une soirée Harley Davidson très détendue.
Entre temps, Katy et Stéphane accompagnés de Martial et Christophe sont allés récupérer ma moto à Sotoserrano pour la parquer à l’hôtel.
 
Mercredi 29 mai
Départ 9h : La matinée ensoleillée et fleurie déroule la route en direction de Avila.
Après un arrêt à El Barco de Avila pour désaltérer motos et gosiers, les remparts de la ville d’Avila sont impressionnants de grandeur et de beauté (photos bien sûr).  Mieux vaut garder dans les yeux le spectacle de ces remparts majestueux (la ville elle-même n’a rien d’extra et les parking inexistants).
Ha j’oubliai : recherche cigognes désespérément.
Je mène depuis le matin derrière mon frère (ma moto est restée à l’hôtel) jusqu’au petit village caché  de Tornadizios où le petit bar « El Patio » nous a dressé la table sous la tonnelle au frais, à coté de nos motos.
Les cigognes nous poursuivent, il y en a partout dans cette partie de l’Espagne, aussi les arrêts sont nombreux, presque autant que le nombre de cigognes.
Puis direction San Lorenzo del Escorial : arrêt photos sur la route en effectuant un aller-retour entre deux virages pour se positionner face à la vallée où s’impose le monastère entouré de hautes collines.
L’arrivée tôt nous permet de visiter ce monastère, ancienne résidence des rois d’Espagne, et riche de l’histoire espagnole.
Par contre, à l’hôtel exe Victoria, 4 étoiles, l’accueil est déplorable : les chambres sont ni programmées, ni libres, certains ont la même chambres pour plusieurs couples, les filles à l’accueil sont nulles. La réservation du restaurant n’a pas été prise en compte et malgré la bonne volonté et la gentillesse du cuistot, le repas n’est pas top du tout.
 La soirée n’est pourtant pas triste du tout : certains font des tours de passe-passe avec le vin « en tout bien tout honneur » et on rit beaucoup.
 
Jeudi 30 mai
Départ 9h30 : Après carburant on grimpe jusqu’à la « Vallée de los Caidos », monument à la mémoire des combattants espagnols (érigé par et pour Franco et ses soldats en seulement 19 ans,  de 1940 à 1959) Le monument abrite aussi les combattants républicains de la guerre civile depuis 1958.
Le lieu est très protégé par la garde espagnole, entrée par un portique et surveillance étroite à l’intérieur. L’extérieur est splendide avec vue de la vallée jusqu’à Madrid tout proche.
Là, Christophe, pressé de se garer pour boire au fumer son cigare, loupe son demi-tour et fait descendre Nadine un peu vite – pas de bobo (faut dire que mon frère oublie de tourner pour la basilique entrainant tous  sur la mauvaise pente hi hi).
Nous repartons pour Nevacerrada par une belle route sinueuse pour déjeuner à 1900 m d’altitude, au « Venta Aria » il fait si chaud qu’on mange à l’intérieur sous la tonnelle.
On repart et je change de monture, Laurent m’accepte sur sa jolie blanche, nous devons soutenir le rythme car la route est longue, la visite à la croix a retardé notre timing et les km sous la chaleur de l’après midi sont fatiguant.
Des arrêts désaltérants sont nécessaires.  Une halte plus longue à San Esteban  de Gomez nous requinque un peu. Et toujours les cigognes, elles sont partout, sur tous les toits.
 Cette fois c’est Katy qui chauffe, enfin sa moto, notre super mécano opère et le miracle s’accomplit.
L’arrivée à Tarazona est bienvenue, on est tous fatigués, même si la route et les paysages sont  magnifiques. Une pose, une douche et nous partons à pied jusqu’au centre ville à 1,5 km environ : ça fait du bien de marcher, les jambes se délient, les langues aussi.
Les filles font du shoping jusqu’à 20h et on se rend dans la vieille ville voir les maisons suspendues.
Le resto «  El Galéon » a dressé notre table et leurs spécialités de la mer enchantent tous les convives. Une petite chanson de copains pour terminer la soirée avant de rentrer au crépuscule jusqu’à l’hôtel.
 
Vendredi 31 mai
Départ 9h :  Vers Borja et Magallon , nus remontons vers la frontière au milieu des champs de riz, eh oui, l’Espagne récolte beaucoup de riz et de « fonio » céréale proche du riz avec lequel on confectionne des gâteaux délicieux.
A Ejea de Caballeros, nous sommes accueillis par des nids de cigognes suspendus aux poteaux électriques, en étages, on dirait des HLM. Elles sont sur les toits, dans les arbres et courent dans les rizières, c’est merveilleux de voir ces oiseaux majestueux évoluer en liberté au milieu de nous.
Il fait chaud, on s’arrête boire dans un joli bar au bord du grand parc verdoyant.
Et, passe une Harley un peu spéciale avec dessus un Espagnol, si heureux de nous voir qu’il nous invite dans son bar non loin de là. Nous le suivons, toute rencontre insolite est la bienvenue.
Son bar est très spécial,  atypique et plein de photos de motards et d’événements locaux.
Bien sûr on fait la photo avec lui, on s’échange  les pages facebook et on repart vers Ayerbe par la petite route étroite et sinueuse, attention aux camions. Un arrêt à la table d’orientation et voilà Ayerbe et sa civilisation.
Nous stoppons à Murillos de los Gallegos pour déjeuner au resto « Los Mallos », Hervé boude, il voulait manger sur la terrasse, mais la table est déjà dressée à l’intérieur et puis il fait moins chaud dedans.
 
Derrière nous se dressent « les Riglos » pics montagneux de couleurs rouges ressemblant à des Menhirs gigantesques dominant le torrent « EL Gallero » qui serpente entre les roches écarlates.
C’est là que Philippe et Pascale décide de nous quitter pour rouler jusqu’à Pau où se trouve leur famille.
Un arrêt photos et on traverse le barrage sur un pont de fer et de bois !!
et on arrive à Sabinanigo , oups !! je rate la bifurque à droite alors encore un demi-tour (à ma décharge, c’est pas facile de voir derrière le casque de Laurent) ; Un peu plus loin la bifurque est bonne et ceux qui roulent léger prennent un coup de froid dans le long tunnel qui traverse la montagne.
A Boltana, l’arrêt  essence permet un repos au frais sous une bâche basse qui frotte les têtes même chez les petits (je ne dirai pas les noms).
Nous voilà à Ainsa dernière ville avant de renter. Les motos dans le garage, les femmes et les hommes au bistrot après distribution des chambres à l’hôtel Dos Rios.
Puis nous montons à pied  (pas tous) dans la vieille ville, environ 60 marches en pierre, qui domine le fleuve Ara et face aux montagnes du « monte Perdido », la vallée perdue.
Sur la place toute pavée, les maisons avec leurs arcades et leurs rues étroites enchantent les yeux. Ainsa est considérée comme l’un des plus beaux villages d’Espagne.  Il se trouve à seulement 45 km de la France.
Le repas est succulent, ambiance festive et pleine d’émotion : la table dressée dehors ne convient pas à Hervé (je le tape, çà suffit les caprices).
Tout est parfait jusqu’au moment de la note : Le patron avec sa tête patibulaire ne veut pas détaillée la note qu’il a rédigé globale ?
Nous n’avons jamais eu de soucis avec les autres restos.  Il se campe méchamment sur ses positions et nous suggère de faire la note nous-mêmes (c’est la première fois qu’un client rédige sa propre note ?) Pour le coup, on le fait mais au centime prêt car le gars est très agressif (Patrick se contient  et Chips veille sur nous). Avec Fabienne nous faisons au plus juste les comptes pour tout le monde. Dommage, car les serveuses étaient vraiment sympa.
Enfin, on reprend les escaliers vers un repos bien mérité.
 
 
Samedi 1er juin
Nous avons décidé, hier, d’éclater le groupe pour rentrer chez nous.
Les impératifs de chacun obligent à la séparation : 7h Hervé et Pascale, Martial et Nathalie, Jean-Jacques et Nadine partent les premiers. Bye bye par la terrasse de la chambre.
8h, après le petit déjeuner, le reste de la troupe sort du garage et droite, droite vers la France.
La montée jusqu’à Bielsa est douce mais le temps est froid bien que clair.
En arrivant au tunnel d’Aragnouet, la frontière se situe au milieu de tunnel long de 3km, ceux qui sont peu vêtus ont très froid. On sait qu’on entre en France grâce au radar planqué sur la gauche.
Sortir du tunnel sous le soleil réchauffe la descente jusqu’à St Lary, puis c’est le village de La Barthe de Nesle où un arrêt au Plem’s café nous permet d’embrasser Katy et Stéphane qui bifurque vers Montpellier ainsi que Fabienne et Patrick et Jean-Noël qui veulent prendre l’autoroute pour aller plus vite.
Reste Laurent mon éternel pilote, Chips, Christophe et Nadine, Gérard et moi. Nous préférons continuer sur la route initiale à la cool.
 
Donc, la D929 nous emmène jusqu’à Agen et La Croix Blanche, petit village en travaux. Le O kool Café" a préparé notre table sur la terrasse au soleil, la patronne originaire du Nord bavarde en patois avec Christophe, on ne comprend rien mais c’est très drôle : ils retrouvent leurs origines.
Nous voilà repartis, il reste des km encore avec arrêts boissons : on a eu chaud en Espagne mais vers Périgueux c’est très très chaud aussi .
Allez, plus que quelques km et on se sépare à Chalus, je change de moto, Laurent, Chips, Christophe et Nadine continue vers limoges tandis que mon frère et moi rentrons à Saint Yrieix.
J’espère que ce voyage aura plu à tous, qu’ils en garderont un beau souvenir et surtout que je leurs aurais donné envie de revenir en Espagne.
Merci à tous de m’avoir fait confiance.
Il y a tant de chose à découvrir aux détours de nos périples qu’on a pas fini de rouler.
Bises à tous.
 
 
 
 
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